Correspondance solidaire et parrainage de prisonniers

Publié le 6 Août 2012

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Cher(e)s ami(e)s,

 

« Quand tu seras sorti, est-ce qu’ils continueront à parler de nous ? ». Lors de sa venue à Nîmes en avril dernier, Salah Hamouri nous a décrit les conditions inhumaines qui sont imposées par Israël aux prisonniers palestiniens. Et il nous a transmis cette interrogation de ses camarades lorsqu’ils ont appris qu’il allait finir par être libéré après des années de mobilisation internationale.

 

 Pour répondre à cette question et assurer un soutien le plus efficace possible, l’Association France Palestine Solidarité a décidé d’organiser un parrainage le plus complet possible des prisonniers politiques palestiniens.

 

Leur nombre dépasse actuellement 4 500, parmi lesquels au 1er juin dernier 300 hommes en détention administrative, 6 femmes et près de 200 enfants. Les prisonnières reçoivent déjà régulièrement des lettres grâce à l’association des Correspondants solidaires qui fonctionne depuis longtemps. Les enfants, aussi révoltante que soit la manière dont ils sont arrêtés et maltraités, sont généralement condamnés à des peines d’emprisonnement « trop courtes » pour permettre l’établissement d’un véritable parrainage. Ce sont donc essentiellement des hommes pour lesquels est lancée cette action. Avec l’aide de Salah rentré maintenant en Palestine et de l’association palestinienne de défense des prisonniers Addameer, nous disposons des coordonnées de la majorité d’entre eux. L’objectif est que chacun d’eux soit mis en relation avec une personne qui puisse lui écrire régulièrement et faire connaître le plus largement possible sa situation de prisonnier.

 

Chaque parrain :

- s'engage à écrire mensuellement au(x) prisonnier(s) qu'il parraine. Le but est d'apporter une bouffée d'air au prisonnier en lui envoyant une carte postale, une photo, peut-être un magazine (la question de l'envoi de livres ou de colis est aussi envisagée mais la faisabilité reste à confirmer pour le moment). Il est recommandé d'écrire en anglais ou en arabe. Savoir que les prisonniers ne peuvent répondre (ils n'ont droit qu'à deux courriers par mois pour une destination locale). Et ne pas préciser d'adresse d'expéditeur sinon les courriers risquent d'être directement retournés. Le prix du timbre est de 0,89€ (jusqu’à 20 grammes)

- s'engage à écrire à ses élus et à différentes autorités pour les interpeller sur le cas du ou des prisonniers qu'il parraine ainsi que sur la situation des prisonniers en général. Pour ce faire le groupe de travail « prisonniers » de l’AFPS mettra à la disposition des parrains des modèles de lettres et des adresses de destinataires.

 

A propos du contenu des lettres, tenant compte des recommandations d'Addameer et du témoignage d'anciens prisonniers, le courrier devrait :

 - Apporter soutien et solidarité aux prisonniers dans leurs épreuves

- Parler de notre vie au quotidien, c'est un peu d'évasion pour eux et surtout, l'apport d'un peu d'humanité dans leur univers complètement déshumanisé.

- Ne jamais aborder le conflit israélo-palestinien.

 

Nous nous adressons donc à vous, cher(e)s ami(e)s, pour vous proposer de participer à ce réseau de correspondance et de soutien. Envoyez-nous votre accord par internet à l’adresse etiennebovet@orange.fr, nous transmettrons au groupe de travail « prisonniers » de l’AFPS qui coordonne la mise en place du réseau et vous recevrez des informations concernant celui qui sera votre filleul, ainsi que l’adresse de la prison où lui expédier vos envois.

 

Nous resterons bien entendu à votre disposition, au groupe AFPS de Nîmes, pour toute information complémentaire que vous pourriez désirer ainsi que pour aider au règlement des difficultés qui pourraient survenir.

 

Avec amitié.

Rédigé par Association Solidarité Forez Palestine

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