Des centaines de réfugiés palestiniens noyés en Méditerranée.

Publié le 18 Septembre 2014

Des centaines de réfugiés palestiniens noyés en Méditerranée.

La tragédie des migrants noyés en Méditerranée concerne de manière croissante les réfugiés palestiniens, en particulier ceux fuyant le camp de concentration de Gaza, selon des informations rendues publiques ces derniers jours.

L’ambassade de Palestine en Grèce, citée mercredi par le quotidien israélien Haaretz, indique ainsi que la majorité des 450 passagers d’un bateau qui a coulé il y a quelques jours au large de Malte étaient des Palestiniens.

L’ONG palestinienne de défense des droits de l’homme Addameer a de son côté recueilli les noms de 400 personnes portées disparues.

« Personne ne sait où sont ces personnes ; on ne parle que d’elles ici dans la bande de Gaza ; c’est tellement affreux … Comme si nous n’avions pas déjà eu assez de souffrances avec la guerre … Et voilà maintenant une catastrophe supplémentaire », déplore le directeur d’Addameer dans la bande de Gaza, Khalil Abou Shamala. Celui-ci précise que la plupart des disparus sont de jeunes hommes, mais qu’il y avait aussi des familles entières à bord du bateau coulé.

Le bateau lui-même, selon les témoignages des rares survivants, a été éperonné par des passeurs, avec l’intention effective de le couler.

L’exode des Palestiniens s’est accéléré avec l’attaque sauvage de l’armée israélienne contre la population de la bande de Gaza en juillet.

Selon le Haaretz, les réseaux de trafiquants, basés en Egypte mais disposant d’agents à l’intérieur du camp de concentration à ciel ouvert, ont connu une brusque augmentation de leur activité.

Des milliers de Gazaouis ont fui depuis juillet à travers les tunnels souterrains qui continuent de relier l’enclave palestinienne à l’Egypte.

Plus ou moins conscients de la dangerosité du voyage vers l’Europe qui les attend, les candidats à l’exode paient en moyenne de 3.000 à 4.000 dollars (2 à 3.000 euros) à la mafia des passeurs pour traverser le Sinaï, arriver sur la côte égyptienne (à l’ouest de Port-Saïd), et là, être mis à bord d’un rafiot souvent surchargé.

Un nombre indéterminé de Gazaouis seraient parvenus à quitter leur territoire martyre sous les bombes israéliennes depuis juillet. « Mieux vaut mourir en mer que de désespoir ici », titre le quotidien israélien, citant un habitant palestinien anonyme.

De fait, le journaliste du Haaretz Jack Khoury, qui signe le reportage, estime que si les deux naufrages les plus récents (au large de Malte, et quelques miles au large du littoral égyptien au niveau de Damiette) ont révélé la présence d’un grand nombre de Palestiniens parmi les victimes (Palestiniens de Gaza, Palestiniens réfugiés de la guerre civile en Syrie..), ils ne sont pas de nature à décourager les candidats au départ.

Si la plupart des tunnels Gaza-Egypte ont été détruits depuis un an par la dictature militaire du général Sissi, contribuant ainsi à asphyxier encore plus les 1,8 million d’habitants de l’enclave, il en reste tout de même quelques uns pemettant le passage de personnes.

L’argent versé sert en partie à corrompre les militaires et policiers égyptiens pour qu’ils laissent passer les réfugiés, au sortir de la bande, dans le désert du Sinaï, et jusque dans les ports (Port Saïd, Alexandrie) d’embarquement… vers un nouvel enfer.

Les passeurs qui rançonnent ces malheureux et les envoient souvent à la mort sont des criminels, assurément. Mais le sont tout autant ces gouvernements, celui d’Israël en tête mais aussi ceux qui soutiennent cet Etat comme Hollande ou Obama, responsables du génocide en cours du peuple palestinien.

Source : http://www.haaretz.com/news/middle-east/.premium-1.616162

CAPJPO-EuroPalestine

Rédigé par Association Solidarité Forez Palestine

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