C'est en fait déprimant, Gaza; September 2014

Publié le 20 Septembre 2014

C'est en fait déprimant, Gaza; September 2014

http://chroniquespalestine.blogspot.fr/2014/09/this-is-not-sweet-this-is-depressing.html

Que c'est beau. Gaza vit toujours. Voilà la summoud. C'est incroyable et c'est si formidable de voir les Palestiniens retourner à la plage et s'amuser. Et oui je pourrais faire un reportage photo avec plein de 'belles' photos sur le sujet. Mais ce n'est pas ce que je veux faire. Ce n'est pas ce qu'il est important de dire pour le moment. Bien sûr, les Palestiniens de Gaza veulent vivre. Bien sûr, ils ne veulent pas passer leurs journées à pleurer. Bien sûr, vous pouvez toujours voir des sourires ici et là, et la vie continue malgré tout Mais ne soyez pas trompé par les belles photos sur la plage, ou le manque d'attention des médias (il n'y a guère de presse internationale ici en contraste avec l'armée d'équipes de médias internationaux qui étaient ici lors de la «guerre»), la bande de Gaza n'est pas de retour à la «normale». De quelle normalité peut-t-on parler ici?

La vérité est que je n'ai jamais senti un tel niveau de désespoir à Gaza. Beaucoup de Palestiniens à qui j'ai parlé, en particulier les jeunes hommes, veulent quitter la bande de Gaza. Mais aussi des personnes établis ici, des familles et des femmes. Des pères de famille m'ont dit: " pour nous ce n'est pas très grave, notre vie est déjà finie, mais pour mes enfants, quelle vie peuvent-il avoir ici? Il n'y a rien pour eux."
Déjà des milliers sont partis via un nouvel itinéraire clandestin. Vous pouvez faire beaucoup d'argent sur ​​le désespoir des gens.


«Ce n'est pas une vie» un de mes amis m'a déclaré. Un autre m'a dit: «nous sommes juste des morts vivants».

Les bombardements ont cessé, mais la souffrance continue. Les pêcheurs et les agriculteurs se sont fait tirer dessus, Rafah est fermé, l'aide peine à arriver. Personne ne parle pas plus de ce désastre, de ce tsunami perpétué par des hommes-fait disaster. La grande prison de Gaza, maintenant à moitié détruite à l'intérieur, est verrouillée.

Trop, c'est trop. Comment vous sentiriez-vous après des années d'être coincé dans un petit territoire avec presque pas d'espace ouvert, sans possibilités d'emploi, et à la merci des bombardements? Les enfants parlent comme des adultes. La douceur, l'innocence et l'espoir sont partis. Non, ce n'est pas à cause du «hamas»; et il ne faut pas confondre les causes avec les conséquences. C'est à cause de l'injustice d'une occupation brutale qui dure depuis trop longtemps, avec notre silence et notre complicité.

La destruction des maisons peut être réparée, mais qu'en est-il de la destruction à l'intérieur des gens?

C'est en fait déprimant, Gaza; September 2014
C'est en fait déprimant, Gaza; September 2014

Rédigé par Association Solidarité Forez Palestine

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